Nous vivrions donc une époque bien confortable (et non pas nécessairement heureuse) où il s'agirait de s'inventer au mieux l'oubli de ce que l'on sait.<br />
Question d'époque, il ne nous suffirait que de trouver la formule, la technique, la communication de ce possible oubli.<br />
Les capitaux, la publicité, la clientèle, tout semble prêt comme le dit la chanson.<br />
Qui donc invente en nous un tel confort de l'oubli?<br />
Qui donc inventera le désespoir? (Préface prémonitoire de Léo Ferré -texte écrit en 1953- chanson intégrale apparue comme révolutionnant les codes poétiques de l’art mineur en vigueur qu'en 1970!!!).<br />
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De la musique avant toute chose et des textes douloureux et graves chez Verlaine ou Ferré.<br />
Etonné et séduit !<br />
Je sais que tu n’aimes pas qu’on se prenne trop au sérieux.<br />
Donc, bravo à toi pour avoir su changer les canons de l’artiste en illustrant la gravité du propos poétique à travers l’élégance de traits bien plus légers et tout aussi touchants, ceux du bédéiste de talent, pour les âmes tristes incrédules qui se prennent précisément trop au sérieux à tes yeux !
Est-ce que les examens et concours aujourd'hui sont des exercices de style qui ne réussissent qu'aux filles qui sautillent en choeur à la lecture des résultats??! Quelle révolution en marche alors?!<br />
Voici en tout cas de ta part, quelques planches aussi touchantes que réussies qui auraient mérité à mon goût bien davantage que mon seul commentaire très tardif, peut-être le prix spécial à un concours BD que tu as obtenu par ailleurs ailleurs.